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Les mégafeux, un aperçu du futur qui nous attend ?

Mega feu colline
@JUSTIN SULLIVAN

Les scientifiques et les experts n’arrivent toujours pas à se mettre d’accord sur une définition exacte du mégafeu mais tout le monde s’accorde sur un point : sa virulence est extraordinaire avec une puissance supérieure à 10 000kW/m en première ligne, une intensité au-delà de laquelle les pompiers la considèrent comme incontrôlable.


Ce chiffre ne vous dit surement pas grand-chose mais c’est la puissance générée par 10 réacteurs nucléaires et ces « nouveaux » feux dissipent en 2 heures, l’énergie d’une bombe atomique !


De manière plus précise, quelles sont les caractéristiques des "mégafeux" ?

Parmi les caractéristiques propres à ces feux "hors norme" ou "extrêmes", on trouve :

  • La vitesse de propagation Ils avancent « vite », à plus de 50m/min soit 3km/h et des cinétiques maximales pouvant atteindre les 7km/h comme lors de l’incendie de Gonfaron en 2021.

  • L'intensité de propagation  Ils dépassent les 10 000kW/m et atteignent pour certains les 80 000kW/h comme en Australie en 2019.

  • La zone, lorsqu'ils sévissent dans des milieux inhabituels.

  • Les dégâts exceptionnels Avec par exemple 19 000 habitations détruites en 2018 en Californie à Camp Fire.

  • La surface exceptionnelle  Générée par leur intensité mais également les sautes de feux, des projections de braises à très grande distance qui vont déclarer des nouveaux feux. Pour parler chiffres, en Amérique du nord le terme est utilisé pour désigner une surface touchée qui se situe à minima à partir de 10 000 hectares, tandis qu'en Europe, il peut l'être dès que 1000 hectares sont affectés (exemple ci-dessous avec l'incendie de Cerbère l'été dernier).


Incendie Cerberes
@SDIS66

Une multiplication des feux extrêmes due au changement climatique

Ogres dévorant tout sur leur passage, ils sont directement liés au changement climatique qui favorise les conditions nécessaires à leur apparition : sécheresse importante, fortes canicules et vents violents. Représentant seulement 3 % des incendies, les mégafeux sont responsables de plus de 50 % des superficies brûlées.

La responsabilité de la crise climatique est clairement pointée du doigt par les climatologues dans la multiplication des mégafeux et le retour de "El Niño" n'arrange rien.

Au cours des trente dernières années, la moitié des superficies brûlées dans l'Ouest américain, sont imputables au changement climatique selon des travaux publiés en 2016.

Et ces feux eux-mêmes entretiennent certainement le réchauffement climatique par la fameuse boucle de rétroaction climatique.


Boucle de rétroaction climatique
@Global Forest Watch

Quels remparts face à la catastrophe ?

Les politiques publiques ont certes un rôle à jouer en termes de communication et de prévention car n’oublions pas que l’écrasante majorité des incendies ne sont pas d’origines naturelles mais bien le fait de la responsabilité humaine.

La lutte préventive contre les feux de forêt et les politiques d’aménagement publiques peuvent et doivent donc jouer un rôle dans la gestion et l'évolution de ces événements mais n’y arriveront pas seules.

Il est important de souligner qu’ « en raison de son intensité, de son extension, de sa vitesse de propagation, le mégafeu est très difficile, voire impossible, à maîtriser. Aucune technologie humaine ne peut y parvenir ».


Parce qu’il sera impossible de mettre un pompier devant chaque maison, il est de la responsabilité de chacun de participer à l’effort collectif de lutte contre ces incendies en réalisant notamment ses obligations légales de débroussaillement et en équipant son habitation de la solution d’autoprotection House Water Dome.

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